Contre feu

31 mars 2020

Profondément choqué.

Voir le texte ici  : http://monyeu.canalblog.com/archives/2020/03/31/38153883.html 

 

PhB 2020 03 31

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25 mars 2020

La critique est facile.

La critique est facile mais l’œuvre est difficile !

Par ces temps de crise, l'unité nationale et la discipline devraient faire loi.

Cependant nombre de nos concitoyens ne respectent pas scrupuleusement les règles édictées par nos gouvernants. Cela mène à durcir les règles pour tout le monde. Comme d'habitude. C'est ce qui vient de se passer.

Mais aussi nombre de voix s'élèvent pour critiquer voire assigner nos gouvernants en justice. Cela me laisse pantois.

Image2

Déjà je ne suis pas sûr que ces actions en justice puissent aboutir compte tenu de l'immunité judiciaire liée au mandat de l'exécutif. Il faudrait, comme pour l'affaire du sang contaminé dans les années 90, mener l'affaire jusqu'à la Cour de justice de la République, cour qui à l'époque innocenta Georgina Dufoix et Laurent Fabius.

Aujourd’hui, nos gouvernants, et vous savez que je ne suis pas macroniste, beaucoup s'en faut, sont soumis au critique des uns et des autres. Sur les réseaux sociaux, des armées d'imbéciles se déchaînent, eux qui d'habitude n'ont rien à dire, ils suggèrent que les mesures actuelles auraient du être prises bien avant la semaine passée.

Je comprends le désarroi des soignants qui, débordés, sont nombreux à soutenir cette tendance, mais, mais les gouvernants sont entourés d'avis de spécialistes, et l'on sait très bien que ceux ci ne sont pas tous du même avis.

De grandes nations comme les États Unis, la Suisse, les Pays Bas, n'ont toujours pas décidé le confinement.

Certains économistes et pas des moindres considèrent que la crise financière qui va suivre fera peut être plus de morts que n'aurait fait le virus. Je n'ai pas d'avis personnel, j'écoute ce qui se dit, je réfléchis et j'évite de juger.

Pour autant, dans un pays comme le nôtre qui est gouverné, même si le gouvernement ne fait pas l'unanimité, nous ne devrions pas soulever de telles polémiques en pleine période de crise.

L'exécutif écoute les spécialistes, suit leurs conseils et tant qu'il n'est pas établi qu'il est passé outre ces conseils, il est indécent de parler d'incurie ou autre négligence, la cohésion nationale devrait être la priorité de chacun.

Peut être, la crise passée, nous ferons les comptes et comparerons notre situation et celles des autres pays, mais ce n'est pas le moment.

Pas du tout le moment.

Face à ce déluge de critiques, le sommet oscille entre agacement et apaisement. *

Je félicite ceux qui avaient prévu la crise une fois qu'elle a eu lieu", a déclaré Macron.

 

PhB 2020 03 25 

 

 

* Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/coronavirus-lexécutif-face-à-un-début-de-procès-en-imprévoyance/ar-BB11xW5C?ocid=spartanntp

 

A voir aussi : https://www.contrepoints.org/2020/03/21/367049-covid-19-peut-on-faire-confiance-aux-donnees?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=f1213b93e9-EMAIL_CAMPAIGN_2019_LEVEE_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-f1213b93e9-114149557&mc_cid=f1213b93e9&mc_eid=1a0e796b8a

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2020

Du téléenseignement.

L'épidémie mondiale qui nous frappe mène à la fermeture des écoles et de tous les établissements d'enseignement jusqu'à l'université.


Cela me rappelle un peu mai 68 où nous avons eu des grandes vacances avant l'heure !


Sauf que ... sauf qu'en mai 68 il n'était pas question de téléenseignement.


Récemment les médias ont signalé que les académies pensaient mettre en place un téléenseignement. Bien évidemment les syndicats de professeurs, FSU en tête, émettent des doutes sur la méthode : décrochage scolaire de des plus fragiles, impossibilité pour les enseignants de réaliser un suivi sérieux des élèves, etc ... Ben oui mais faute de mieux ?


Pour sûr, si l'expérience fonctionnait plutôt bien à grande échelle, car à ce jour, le téléenseignement existe pour des cas marginaux, donc si ça fonctionnait, ce serait la fin, la fin des fins, de la dictature du petit prof syndiqué !

Certes le téléenseignement pose la question de l'organisation de la société moderne :
  • Les couples dont les deux parents travaillent.
  • Les parents isolés.
  • Les familles dispersées, grand parents éloignés...
  • La vérification du niveau effectif atteint par les élèves.
Mais il a aussi de sérieux avantages :
  • Il permet d'atteindre les élèves les plus isolés sans nécessité de transport scolaires, couteux pour les collectivités, néfastes pour la planète et épuisants pour les enfants.
  • En le dispensant aux familles volontaires, il permet de libérer des places dans les écoles surchargées et par là même d'apporter plus d'attention aux enfants scolarisés en difficultés.
  • Les enfants les plus fragiles ne sont pas confrontés, dès le plus jeune âge, à la brutalité de la collectivité scolaire. Collectivité imposée sous le prétexte fallacieux de les endurcir, certains en gardent des séquelles à vie.

A l'heure de la "décroissance", ne serait-il pas raisonnable d'y réfléchir à deux fois avant de balayer cette hypothèse d'un revers de main syndiquée ?

manif


Personnelement je suis entré à l'école directement en CE1, c'est ma grand mère maternelle qui assurait notre enseignement. Mon frère, mon cousin et moi même somme arrivés dans cette classe sachant lire, écrire, compter et lire l'heure. Ceci à raison de deux heures par jours, le reste de notre temps n'était que jeux et espiègleries. Cela laisse imaginer le temps perdu par nombre d'enfants.


Alors, bien sûr cette enfance de rêve ne peut être accessible à tous mais, pour des raisons d'égalité sociales, à l'heure où même l'école maternelle est devenue obligatoire, a-t-on le droit de priver ceux qui le pourraient du bénéfice de cette douce enfance ?

Je dis non !
Tout simplement.


Mais c'est sans compter la culture marxiste profondément ancrée dans la société française, le dictat de la pensée égalitariste de gauche.


Tous dans le même moule, c'est ainsi que l'enseignement public est devenu l'éducation nationale. Le vocabulaire traduit parfaitement l'intention.

 

PhB 2020 03 14

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20 février 2020

Serais je le dernier gaulliste ?

La question énoncée dans ce titre peut sembler prétentieuse mais cette question se pose vraiment à notre époque !

J'ai évolué dans un milieu gaulliste toute mon enfance. Pour tout dire, ma grand mère maternelle, adhérente au RPF (Rassemblement du Peuple Français, mouvement du Général De Gaulle) depuis 1947, en 1951 était conseillère municipale et responsable de la section RPF dans la commune communiste de Malakoff.

Dans les années 50, pour une femme, il fallait avoir du caractère et les épaules solides !

De Gaulle était LA référence de l'homme d'état pour ma famille, le monde politique est d'ailleurs allé le chercher pour sauver une nouvelle fois le pays en 1958. Après avoir sauvé l'indépendance de la France grâce à l'organisation de la France Libre, voila qu'il lui revenait de sauver la République française en état de décomposition.

Toute ma famille faisait les campagnes électorales, distribuait des tracts, collait des affiches et tenait les bureaux de vote comme assesseurs. Enfin, tenait les bureaux de vote c'est beaucoup dire car dans les municipalités communistes, les assesseurs des listes opposantes n'avaient pas accès au matériel électoral, n'avaient même pas une chaise pour s’asseoir.

J'ai ainsi été durement formé à la vie politique mais aussi imprégné de cette fameuse "idée de la France" qui semblait obscure à beaucoup de personnes alors qu'elle est aujourd'hui citée en modèle universel. Va comprendre le peuple français ...

La notion de l’État.

Lorsque l'on relit les mémoires d'espoir du Général on comprend bien ce qu'il entendait par ETAT. Un État fort, indépendant et bienveillant pour ses administrés.

C'est tout l'objet de la Ve République et de sa constitution entièrement inspirée par la conception de l’État tel que l'entendait le Général. En cela il voulait radicalement trancher avec le "régime des partis" de la IVe République, régime instable où jamais une majorité pouvait perdurer.

Pour qu'une politique soit efficace il avait compris qu'il faut tracer une route et s'y tenir, les changements de cap permanents ne peuvent permettre de redresser un pays.

De Gaulle a ainsi fait étudier 5 plans successifs par son administration, puis a confié à ses Gouvernement leur scrupuleuse mise en œuvre avec des résultats époustouflants !

La vision à long terme.

De Gaulle rappelé aux responsabilités à l'âge de 67 ans ne travaillait plus pour son bien être mais bien pour celui de la nation.

Il a insufflé pour la France une vision à long terme où les intérêts électoraux n'avait pas droit de cité, où la seule indépendance, les seuls intérêts financiers de son pays comptaient.

Le résultat est radical, en moins de 10 ans, la France mise à terre, ruinée par la seconde guerre mondiale, se hisse au 5e rang des nations, n'est plus endettée, produit, nourrit tous ses sujets et même arrive à les reloger alors que l'habitat était soit vétuste soit détruit.

De Gaulle savait mieux que personne allier le libéralisme et le dirigisme étatique. Ainsi il a nationalisé les grandes entreprises d'intérêt national, l'électricité, le gaz, les télécoms, les grandes entreprises d'armement (qui produisaient aussi les avions civils), les chemins de fer, j'en oublie évidemment.

Ceci pour harmoniser la production des services aux populations, assurer une couverture géographique équitable, mais aussi pour maîtriser les masses économiques vitales pour le pays.

De Gaulle a initié le rapprochement France-Allemagne, seul gage d'une paix à venir durable. Mais aussi, malgré un scepticisme avéré, il a participé à la pose des premières pierres de l'Union européenne. Cependant il voulait une Europe des nations, nations elles mêmes fortes et indépendantes. Il l'écrit, il ne veut pas d'une union fédérée par une technocratie dominante. Visionnaire ...

De l'Europe justement.

Je vais peut être vous surprendre en avouant que j'ai voté OUI à la constitution européenne. Quelle horreur !

En fait, quelques année plus tôt, après une longue réflexion, j'avais voté NON à Maastricht considérant (de peu) que ce traité n'allait pas dans la voie tracée par le Général.

Alors, pour ce qui est de la constitution, le mal étant fait, autant donner aux responsables de cette institution les moyens de travailler.

Les français ont bien entendu fait le contraire car ils n'avaient pas assez médité la pensée du Général. Ils avaient voté OUI à Maastricht puis NON à la constitution. Pas malin ...

De toutes les façons nous avons bien vu comment le NON a été considéré. Les temps ont changé. Les référendums ne sont plus ce qu'ils étaient.

La légitimité du Chef.

De Gaulle considérait que le pouvoir devait être fort et proche du peuple, ce qui le distingue d'un dictateur qui ne se soucie pas de l’opinion publique. Pourtant il a souvent été qualifié de dictateur, qualificatif qui revient de nos jours parce que nos gouvernants ne s'exposent pas à l’opinion excepté lors des rendez vous électoraux, grandes messes des promesses non tenues.

C'est ainsi que De Gaulle a organisé 5 référendums au cours de ses onze années de pouvoir, soit autant que tous les autres Présidents de la Ve réunis, sachant qu'il y a eu pour ces derniers deux exercices imposés par la constitution de l'Europe.

En 1969, son dernier référendum lui a été fatal, il en a tiré les conclusions personnelles et s'est retiré.

De Gaulle tenait sa légitimité du peuple, c'est cela un pouvoir fort et non dictatorial.

De la politique d'aujourd'hui.

Ce qui m'a poussé à écrire ces lignes, c'est la lecture du livre "Apocalypse now" publié chez Favard par les trop célèbres journalistes du Monde.

Je n'apprécie pas ces fouilles merde, ni le ton de leur ouvrage entièrement rédigé à charge. Pas un mot rassurant sur Fillon, pas une excuse, il est coupable, rapiat, presque satanique ! La Justice appartient maintenant aux médias avant même d’être prononcée par les juges.

Il y a dans le ton de cet ouvrage, une jalousie sous-jacente qui transpire a toutes les pages.

Nonobstant je l'ai lu du début jusqu'à la fin. Avec courage.

Ma première conclusion est que "l'affaire Fillon" n'est pas hors du commun et ne méritait pas un tel traitement. Au moins elle aura servi aux auteurs de ce livre à faire du fric. En cela ils peuvent le remercier.

Non, ma conclusion est qu'il est hallucinant de voir tous ces gens qui témoignent et acceptent de livrer aux journalistes charognards des "secrets de famille" dans le menu détail. Je parle bien entendu de la "famille" de la droite. S'ils laissent tous entendre que Fillon à torpillé nos chances de gagner, en témoignant ainsi ils condamnent sur le long terme les chances de s'en remettre pour la droite, pour le parti qui se dit "gaulliste".

Il est là le malaise de la politique actuelle, plus de chef, plus de scrupule, que des ambitions personnelles.

Plus de vision de la nation, plus de dévouement, que des magouilles pour y arriver, et Fillon n'est sans doute pas le pire même s'il fait l'objet d'un lynchage en règle dans cet ouvrage.

Serais je le dernier gaulliste ?

Dans ce livre très orienté, les auteurs se permettent d'écrire, "les retournements de vestes font partie du patrimoine génétique de la droite française". Affirmation gratuite qui me donne la nausée, j'aurais bien aimé qu'ils étayent un peu cette phrase parce qu'en termes de retournement de veste, le père adulé de la gauche française, Mitterrand, était quand même un virtuose. Du gouvernement de Vichy à la résistance, du centre droit catholique (UDSR) à l'union de la gauche avec les communistes, on fait difficilement mieux. Mais peut être ces journalistes sont ils un peu jeunes pour savoir tout cela.

De même lorsqu'il écrivent avec mépris que "le logiciel de la droite n'est plus à jour", ils ont sans doute raison pour ce qui est du comportement de la plupart des acteurs de la droite mais pour le logiciel de la droite elle même, le "firmware" pour les connaisseurs, il est gravé dans les mémoires du Général et ne demande qu'à refaire surface. Ce jour là ils seront étonnés !

En 1974 j'ai fait campagne pour Chaban, l'héritier légitime du Gaullisme même s'il se disait gaulliste de gauche. "Chaban" était son nom de résistant. En effet les Compagnons de la libération ont été autorisés à accoler leur pseudo de résistant à leur nom propre dans leur identité officielle afin garder la mémoire de l'époque héroïque.

Jacques Chaban-Delmas, un Baron du Gaullisme !

En ce temps on a beaucoup critiqué ces fameux "Barons", soupçonnés de pouvoirs et privilèges occultes ; il n'empêche que c'étaient des personnes qui avaient tout donné pour leur pays, compagnons de galère et de victoire, en qui De Gaulle pouvait placer toute sa confiance.

Revenons à cette campagne de 1974 qui fait suite à la mort du Président Pompidou. Chirac, pourtant membre de l'UDR, a trahi sont camp pour soutenir la candidature de Giscard dont il sera le premier Premier Ministre. Je ne lui ai jamais pardonné même si, plus tard, j'ai du voter pour lui à contre cœur (encore qu’il me semble avoir voté Balladur lorsque la droite pouvait se permettre d’aligner deux candidats au premier tour).

S'en suivent des années de misère avec l'arrivée de Mitterrand au pouvoir pour 14 ans, malgré une cohabitation, c'est bien long, puis deux mandats pour Chirac qui accumule les erreurs pour la nation ... mais pas pour sa carrière.

Enfin Sarkozy reprend avec brio le flambeau, il a une vrai équipe, il en est le boss incontesté. Un petit air de Gaullisme moderne. De nouvelles têtes apparaissent et du personnel féminin en quantité, Dati, Pécresse, NKM qui sera son porte parole lors de la campagne de 2012 et bien d'autres.

Nous les avons soutenu avec un enthousiasme débridé. La résurrection était-elle en cours ?

Les médias ont réussi à le griller Sarkozy, il n'est pas réélu en 2012.

Je vais vous dire, en 2017, les primaires ouvertes de la droite pour les élections présidentielles, j’étais 100% contre. C'est aux adhérents de choisir leur champion, pas au peuple. Bien ; j'ai quand même été voter et j'ai voté Fillon, pas par conviction, simplement parce que je pensais que Sarko ne serait jamais élu et ferait perdre notre camps.

J'ai fait campagne pour Fillon, avec peu d'énergie, mais j'ai fait campagne ; et Fillon a été carbonisé par les médias, il n'accède pas au second tour, de peu, mais quand même nous perdons.

Le Gaullisme, s'arrête ici ...

Alors, reste-t-il des gaullistes à part moi ? Évidemment je pense que oui, je pense même en connaître mais ils sont inaudibles et tellement écœurés qu'ils ne s'expriment pas ou peu. Pas pour le moment.

Il nous reste les mémoires d'espoir du Général comme guide des bonnes pratiques, peut être un jour, un être d'exception le reprendra à son compte, ce guide, et remettra la droite française dans le bon chemin.

PhB 2020 02 20

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24 janvier 2019

Pas de doute, je suis Gaulliste.

Depuis le mois de novembre 2016 je n'ai rien écrit sur ce blog. Il faut dire que les événements m'ont donné raison pour ce qui est du résultat de la primaire des Républicains mais m'ont complètement anéanti par la suite.

La victoire de Macron m'a laissé sans voix, au propre comme au figuré.

Au figuré parce que, comme beaucoup d'entre nous je l'ai vue comme un hold up absolument sidérant.

Au propre car, devant ce phénomène hors du commun, je ne voulais pas entrer dans la critique systématique, je trouvais plus convenable, alors que m'étant abstenu je n'avais pas voté pour lui, de laisser faire "l'effet Macron" et voir ce que cela donne.

Nous y voila.

L'effet Macron c'est, les gilets jaunes, deux mois d'insurection, un grand débat-déballage, et une mi-mandat catastrophe.

Face à toutes ces incertitudes, face aux revendications de plus en plus pressantes en rapport avec nos institutions qui ont plutôt bien fonctionné jusqu'à ce jour, je me suis retourné vers les écrits du Général et cela m'a appaisé.

Pas de doute, je suis Gaulliste.

Voici un extrait de ses mémoires d'espoir (tome 1, chapitre économique) qui résume assez bien sa vision de la vie en société.

de GaulleCependant, depuis longtemps, je suis convaincu qu’i1 manque à la société mécanique moderne un ressort humain qui assure son équilibre. Le système social qui relègue le travailleur, fut-il convenablement rémunéré, au rang d’instrument et d’engrenage est, suivant moi, en contradiction avec la nature de notre espèce, voire avec l’esprit d’une saine productivité. Sans contester ce que le capitalisme réalise, au profit, non seulement de quelques-uns, mais aussi de la collectivité, le fait est qu’il porte en lui-même les motifs d’une insatisfaction massive et perpétuelle.

Il est vrai que des palliatifs atténuent les excès du régime fonde sur le " laissez faire, laissez passer ", mais ils ne guérissent pas son infirmité morale. D’autre part, le communisme, s’il empêche en principe l’exploitation des hommes par d’autres hommes, comporte une tyrannie odieuse imposée a la personne et plonge la vie dans l'atmosphère lugubre du totalitarisme, sans obtenir, a beaucoup près, quant au niveau d’existence, aux conditions du travail, à la diffusion des produits, a l’ensemble du progrès technique, des résultats égaux a ceux qui s’obtiennent dans la liberté.

Condamnant l’un et l’autre de ces régimes opposés,  je crois donc que tout commande à notre civilisation  d'en construire un nouveau, qui règle les rapports humains  de telle sorte que chacun participe directement aux résultats de l’entreprise à laquelle il apporte son effort et  revête la dignité d’être, pour sa part, responsable de la marche de l’œuvre collective dont dépend son propre destin. N'est ce pas la transposition sur le plan économique, compte tenu des données qui lui sont propres, de ce que sont dans l'ordre politique les droits et les devoirs du citoyen ?

C’est dans ce sens que j’ai, naguère, créé les comités d’entreprise. C’est dans ce sens que, par la suite, étant écarté des affaires, je me suis fait le champion de l’association ». C’est dans ce sens que, reprenant les leviers de commande, j’entends que soit, de par la loi, institué  l’intéressement des travailleurs aux bénéfices, ce qui, en effet, le sera. C’est dans ce sens que, tirant la leçon et saisissant l’occasion des évidences mises en lumière aux usines et à l’Université par les scandales de mai 1968, je tenterai d’ouvrir toute grande, en France, la porte de la participation, ce qui dressera contre moi l’opposition déterminée de toutes les féodalités, économiques, sociales, politiques, journalistiques, qu’elles soient marxistes, libérales ou immobilistes.

Beaucoup de gens parlent de politique, débattent sur les idées sans regarder ce qui s'est fait dans le passé. Je pretends moi que De Gaulle a inventé la politique moderne et nos dirigeants d'aujourd'hui devraient s'inpirer un peu plus de sa vision des choses plutôt que de chercher sans cesse des recettes nouvelles.

PhB 2019 01 24

 

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16 novembre 2016

Premier tour.

C'est un peu à contre cœur que j'écris ceci, disons que mon choix n'aurait sans doute pas été celui ci mais ...

Si nous ne voulons pas de Juppé Président, il faut voter Fillon dès le premier tour !

J'explique.

Dans un second tour Juppé - Sarkozy, tous les centristes et certainement une partie des électeurs de Fillon votera Juppé. Victoire assurée.

fillon-sarkozy-juppé

Dans un second tour Juppé - Fillon, c'est le contraire qui se produira, une bonne partie des électeurs de Sarkozy votera Fillon. J'en connais. Et là ce sera très dur pour Juppé.

Voila. Je n'avais pas l'intention de me mêler de ce vote ouvert qui va noyer 400 000 adhérents dans 4 millions de votants dont on ne sait pas d'où ils viendront et qui ne se préoccupent de politique qu'une fois tous les 5 ans. Cependant, l'enjeu est grave et il se peut que j'aille quand même voter.

PhB

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13 octobre 2016

Les primaires au peigne fin (2)

Juppé, ah Juppé !

Je vais commencer par lui, rien que pour le plaisir.

juppé

Il faut se faire à l'idée qu'il est en tête de tous les sondages et qu'il sera donc sans doute notre futur Président. Oui il faut s'y faire.

L'ancien porte flingue de Chirac est devenu le chou-chou des médias, faute de mieux.

Il a eu le mauvais goût de voter Krivine en 1969 quand Pompidou était notre candidat.

Il a eu le culot de dire en visant Sarkozy, qu'il valait mieux avoir un passé judiciaire qu'un avenir (judiciaire). A l'image des médias et d'une tendance qui hélas se généralise, il fait ainsi fi de la présomption d'innocence.

Ce qui me trouble est qu'il a le soutien déclaré de l'UDI, ces éternels humanistes moralisateurs placent leur confiance dans le seul candidat qui a été effectivement condamné. Et condamné pas pour des comptes de campagne un peu bricolés, condamné pour des emplois fictifs payés par les contribuables. C'est quand même cran au-dessus !

Lorsqu'il a fait appel aux socialistes pour le soutenir dans les primaires, Nadine Morano dit de lui "il ne faut pas qu'il se trompe de primaire". C'est terriblement juste !

Qu'a-t-il fait des ses deux années comme Premier Ministre ?

  • Il a lancé l'arrêt du service militaire dont la mise en oeuvre a été finalisée par Jospin.
  • Il a, emboîtant le pas à Dominique de Villepin, poussé Chirac à la dissolution qui fut une déroute historique pour la droite et nous a placé  Jospin au pouvoir en 1997.

Voila les bons souvenirs que nous pouvons avoir de lui aux manettes.

Et bien ça promet !

Moins il parle plus il monte dans les sondages, certains disent qu'il ne faut surtout pas qu'il fasse campagne, que cela le ferait redescendre dès lors que l'on serait informé de ses intentions, ou de son manque d'intentions. C'est tout à fait ce que je crois.

Bon, vous l'avez compris, dans un duel Juppé - Le Pen, je voterai sans doute Juppé mais ça me fera assez mal.

PhB

 

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06 octobre 2016

Un sale coup pour la démocratie.

Autant je ne suis pas pour une élection législative à la proportionnelle, je m'en suis déjà expliqué, autant briser la règle le l'égalité du temps de parole pendant les campagnes électorales me semble un très mauvais coup porté à l'expression démocratique.

Un pays doit être gouvernable, c'est pourquoi je pense que la proportionnelle n'est pas un bon choix car elle mène à des majorités impossibles.

Cependant la démocratie à besoin de ces "petites voix" qui viennent d'autres partis que les deux principaux qui jouent sur le court central et se trouvent en alternance au pouvoir.

Voici ce que donnerait le temps de parole des élections 2012 converti avec la nouvelle règle.

temps de parole

Estimation du journal Le Monde.

On voit que les temps en bleu ont une répartition raisonnable et donnent un peu plus d'importance au "grands" candidats ce qui n'est pas absurde, alors que les temps en jaune écrasent complètement les "petits" candidats.

C'est oublier que souvent les petits candidats pratiquent le politiquement incorrect et disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

PhB

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04 octobre 2016

Les primaires au peigne fin (1).

Je l'ai déjà dit, je ne compte pas m'impliquer dans ce pseudo-scrutin dont je désapprouve la forme. Je ne soutiendrai aucun candidat, je ne ferai pas campagne et je n'irai pas voter.

Cependant cela ne m'empêche pas d'avoir des opinions et des les faire connaître.

Je vais donc passer ces primaires au peigne fin, candidat par candidat, pour voir ce dont ils sont capables.

Il y a aujourd'hui sept candidats validés qui sont donc officiellement en campagne.

candidats aux primaires

  • Alain Juppé, crédité de 37% à ce jour,
  • Nicolas Sarkozy crédité de 31%,
  • Bruno Le Maire, crédité de 13%,
  • François Fillon, crédité de 10%,
  • Nathalie Kosciocko-Morizet,
  • Jean-François Copé,
  • Jean-Frédéric Poisson.

Les trois derniers se partagent 9%.

Les recalés :

  • Hervé Mariton, un peu excessif, je ne le regrette pas.
  • Nadine Morano, j'aurais aimé voir une seconde femme dans cette compétition et j'avais envie d'entendre ce quelle avait à dire.
  • Henri Guaino, nous verrons mais il compte se présenter directement au premier tour.
  • Bien d'autres moins connus dont le très beau parleur Geoffroy Didier ...

 ---

Je vais commencer cette série par Jean-Frédéric Poisson. Je n'ai rien contre ce Monsieur, pour cause, je ne le connaissais pas. Du parti chrétien-démocrate de Christine Boutin il est le Président.

Docteur en philosophie et cadre dans la métallurgie (consultant RH), il est le seul candidat à savoir ce qu'est l'entreprise. Il est par ailleurs plus souverainiste que libéral.

Alors ce qui est amusant c'est que des figures des Républicains comme Mariton ou Morano n'ont pas pu se qualifier. Poisson lui, a été dispensé de parrainages du fait qu'il n'est pas LR.

On aurait pu lui appliquer les mêmes règles de parrainage au sein de son parti mais non. Il a été en quelque sorte coopté.

Ben oui, le MODEM étant bani et l'UDI ayant déclaré ne pas souhaiter participer aux primaire, il fallait bien trouver un figurant sinon la primaire ne se serait pas appelée "de la droite et du centre" !

Si ce n'est pas se moquer du monde ?

PhB

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03 octobre 2016

Et après ?

Et après les présidentielles que va-t-il se passer ?

Les débats sur les primaires ainsi que la pré-campagne de certains occupent tout l'espace médiatique. Les grandes déclarations, les petites phrases, à droite comme à gauche, chacun y va de sa différence.

Mais de quoi s'agit-il vraiment ?

  • De l'avenir de la France pour les cinq prochaines années.
  • De savoir comment il sera possible de sortir de ce marasme généralisé.
  • De savoir comment la France sera gouvernée et pire, de savoir si elle sera gouvernable !

Or pour gouverner, il faut une majorité qui soutient l'exécutif. C'est du moins la seule solution viable sous la Ve République.

Beaucoup de pays ont une constitution qui mène à des périodes plus ou moins longues de non-gouvernance, des périodes où l'on ne s'occupe que des affaires courantes par manque de poids politique. L'Italie, la Belgique et même l'Allemagne nous ont offert ce triste spectacle dans un passé récent.

Les Français pour leur part sont habitués à élire un candidat sur un programme et aimeraient que ce programme soit appliqué.

Ceci étant posé regardons un peu ce qui peut se passer après le second tour des présidentielles.

Quel que soit le candidat de gauche qui serait élu, peut-on imaginer qu'il aurait une majorité dans l'état de délabrement où se trouvent les forces de gauche aujourd'hui ?

On sait que le gouvernement actuel n'a plus de réelle majorité sur les sujets essentiels, il a dû invoquer le 49-3 à plusieurs reprises.

Au mieux, nous retrouverions une "gauche plurielle", groupement de circonstance constitué de bric et de broc, duquel les écolos démissionneraient dans les six mois et contre lequel des frondeurs de nouvelle génération se manifesteraient en moins de deux ans.

Une sorte de replay du mandat actuel, en pire ...

Alors imaginons que Le Pen soit élue ! Quelle majorité aurait-elle ?

Parce que surfer sur une vague de mécontentement général à titre personnel est une chose, mais faire élire sur les mêmes arguties environ 290 députés c'est une autre paire de manche. C'est totalement illusoire de se dire qu'elle aurait une majorité pour gouverner. Elle serait sans doute obligée de prendre un Premier ministre LR ce qui donnerait lieu à une forme de cohabitation inédite et dommageable.

Aussi, seul le candidat LR a une chance d'obtenir une majorité sérieuse et de nature à permettre de réformer la France.

Qu'on se le dise !..

PhB

 

PS : J'ajouterais que nombreux sont les Français qui souhaiteraient un gouvernement d'alliance nationale, en faisant fi du clivage droite gauche. Cela n'est pas idiot mais c'est sans compter que nous avons des clivages assez marqués dans notre conception de la vie publique. Voyez comme la gauche à elle seule arrive à se diviser sur la conception de la société entre sociale démocratie et collectivisme. Alors comment imaginer une entente plus large ?

Posté par philippeberthaum à 10:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]